Myopia © DR

Myopia : le quatrième album attendu d’Agnes Obel

Après deux clips enchanteurs, la musicienne danoise livre enfin son album Myopia, paru sur le label Deutsche Grammophon. Une œuvre à la frontière du monde des rêves, où l’artiste parvient une nouvelle fois à se démarquer par son inventivité.
C’est seule dans son studio à Berlin qu’Agnes Obel a confectionné son dernier disque. Si violon et violoncelle sont enregistrés par d’autres musiciens, le reste de la production de Myopia – du piano à la voix en passant par les machines et autres effets sonores – est réalisé en totale autonomie.

Je me sens plus capable de comprendre et ressentir, je me sens plus honnête quand je travaille en solitaire.

Extrait d’une interview pour France Info

La Berlinoise d’adoption y pousse encore plus loin le travail d’introspection débuté sur Citizen of Glass. Ici, elle s’interroge sur sa manière de percevoir la réalité. Le titre de l’album réfère directement à sa myopie, et son ressenti très subjectif du monde qui l’entoure. Il s’agit de remettre en question la confiance accordée à nos propres jugements, nos actes et nos sentiments. Le titre est également une contraction de « my utopia ».

Avec Myopia, je cherchais un mot qui reflète ce que l’on ressent avec ce genre de vision, de près et étroite. J’ai le sentiment que c’est ça, la condition humaine : on ne voit pas tout ce qui nous entoure…

Extrait d’une interview pour Rolling Stone

Myopia débute avec « Camera’s Rolling », porte ouverte sur un univers féerique où les harmonies vocales s’entremêlent grâce un vocoder subtilement utilisé. « Broken Sleep » reste fidèle à cette technique, surfant avec aisance entre l’acoustique et le synthétique. Le morceau « Myopia » convoque de nombreuses voix et instruments, surgis de toute part. Tout au long de l’album, qui alterne comme ses prédécesseurs entre plages vocales et instrumentales, Agnes Obel s’enfonce dans son monde onirique.
 
Un album à découvrir en live sur la scène de Days Off le 30 juin, avec en première partie l’Islandaise Emilíana Torrini accompagnée de l’ensemble The Colorist Orchestra.
 

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