Nuit du raï

Avec le trio Sofiane Saidi, Valentin et Théo Ceccaldi, Medhi Asker et Amar Chaoui, Kenzi Bourras et Cheikha Hadjla, Mohamed Lamouri, La Louuve, Hadj Sameer

mer. 1 juillet 19H30

Les concerts de Days Off seront mis en vente le mardi 10 mars à 12h.

Lieu Musée de la musique - Cité de la musique

Tarifs 18€

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Sofiane Saidi  © Tibaut Chouara

Déambulation musicale au cœur du Musée, en résonance avec ses collections, la Nuit du raï ouvre une fenêtre sur l’histoire et le présent d’un genre né au début du siècle dernier dans l’ouest Algérien et plus vivant que jamais. Créations, installation sonore, DJ set et performances rythment ce voyage entre tradition et modernité.

Dès son apparition (sous l’appellation wahrani) dans la région d’Oran, le raï incarne une résistance culturelle à l’oppression coloniale et sociale mais aussi un bouleversement des normes qui va inspirer de nombreuses générations. Le genre est d’abord centré sur le chant et les percussions traditionnelles avant de s’ouvrir à d’autres instruments : oud, accordéon, piano ou banjo. Après l’indépendance de l’Algérie, de plus larges orchestres s’emparent du raï, qui ne cessera ensuite de muter, embrassant tous les signes d’une modernité musicale (guitare électrique, synthétiseurs, hybridations au contact du rock, du funk ou du disco) avec une inventivité et une énergie qu’incarnent parfaitement les jeunes générations des années 80 et 90, de part et d’autre de la Méditerranée. Le chanteur algérien Sofiane Saidi – au cœur de cette nuit – vit ainsi les grandes heures de la dernière vague raï quand il débarque à Paris à dix-huit ans. C’est le tout début des années 90 et les nuits de la capitale pulsent au rythme des cabarets orientaux. Le jeune musicien y fait sa place. Si le raï disparaît ensuite peu à peu des radars du grand public, son esprit d’ouverture continue de guider Sofiane Saidi, au fil d’un parcours d’une grande richesse, marqué par les collaborations et rencontres. Les créations qu’il propose pour Days Off en sont un nouvel exemple, qui font écho à une demi-douzaine de propositions réparties dans tous les espaces du Musée.

Sofiane Saidi trio : Théo Ceccaldi, violon, Valentin Ceccaldi, violoncelle

« Prince du Raï 2.0 », le chanteur algérien propose deux rendez-vous lors de cette nuit au musée. D’abord une création sonore, diffusée en continu dans l’espace 17e siècle, qui engage le public dans un voyage au cœur des musiques traditionnelles algériennes et des ambiances oranaises. Dans l’Amphithéâtre, Sofiane Saidi joue deux sets en compagnie du violoniste Théo Ceccaldi et de son violoncelliste de frère, Valentin Ceccaldi.

Mohamed Lamouri, chant, synthétiseur

Vous l’avez peut-être croisé dans les wagons de la ligne 2 du métro parisien, avec son clavier sur l’épaule, interprétant des chansons déchirantes au milieu du fracas du monde. Dans le cadre autrement feutré de l’espace 18e, Mohamed Lamouri rend hommage à Cheb Hasni, figure immensément populaire à la fin des années 80 avec son raï sentimental, assassiné en 1994 à seulement 26 ans.

Mehdi Askeur, chant et accordéon, Amar Chaoui, percussions

Chanteur de l’Orchestre National de Barbès, institution qui fusionne les styles avec bonheur depuis 30 ans, Mehdi Askeur connaît le raï sur le bout des doigts. En 2023, il publie l’album WahRani, mélange de standards de la chanson oranaise et de compositions originales. Dans l’espace 19e, il propose un moment festif accompagné par le percussionniste Amar Chaoui.

Kenzi Bourras, chant et claviers, Cheikha Hadjla, chant (maddahât)

Le compositeur, arrangeur et claviériste Kenzi Bourras – héraut d’une version moderne des musiques orientales, via ses collaborations ou son groupe Acid Arab – retrouve l’emblématique chanteuse algérienne Cheikha Hadjla, incarnation d’un raï populaire au féminin. Dans l’espace « Des musiques et des mondes » du musée, le duo nous plonge dans l’ambiance cabaret des années 90.

La Louuve et Hadj Sameer (DJ sets)

Deux DJ se relaient pour ambiancer la Rue musicale toute la soirée. Figure émergente de la scène électronique algérienne, La Louuve brasse le raï, l’électro et les musiques afro-orientales. Auteur de la série documentaire Raï is Not Dead, le DJ et diggeur Hadj Sameer jongle entre grooves maghrébins, hip-hop, musiques traditionnelles et sonorités électroniques.

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